Description
Faisant suite à son Traité de législation (4 volumes, 1827-1828) qui posait les problèmes de la science du droit et de la politique mais sans véritablement les résoudre, Charles Comte offre, avec son Traité de la propriété (1834) une étude plus positive, aux applications nombreuses.
Le panorama choisi par l’auteur est très large : il étudie tour à tour la nature du droit de propriété, et s’il est la conséquence des faits, ou le fruit des lois ; les différentes sortes de propriété, et si les inventions industrielles et les compositions littéraires, les forêts et les fleuves, sont susceptibles d’une appropriation individuelle ; et jusqu’à la raison d’être des frontières et le fondement de la propriété nationale, dont il dégage les principes.
La liberté et la propriété étant deux notions conjointes, cette étude globale, que Frédéric Bastiat estimait beaucoup, possède, au point de vue théorique, une importance considérable.
Charles Comte (1782-1837), juriste, journaliste et théoricien accompli du libéralisme, est resté célèbre pour son action journalistique courageuse aux côtés de Charles Dunoyer, avec les journaux d’opposition le Censeur et le Censeur européen. Sa contribution au libéralisme n’en est pas moins importante : ses ouvrages théoriques comme le Traité de législation ont profondément influencé Frédéric Bastiat en explorant les fondements de la liberté et les conditions de développement des sociétés. Comte aura marqué la pensée libérale par sa défense rigoureuse de la propriété, son opposition précoce à la colonisation et sa critique radicale de l’esclavage, qu’il considérait comme une violation injustifiable de la dignité humaine.
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