Description
Dans De la Démocratie en Amérique, 1835, Tocqueville dénonce d’abord le génocide des Indiens, il explique que ce n’était pas un accident de l’Histoire, mais une extermination choisie ; il entreprend ensuite de dénoncer l’esclavage et la situation inhumaine faite aux Noirs, esclaves ou affranchis, aux États-Unis. Il lutte désormais pour obtenir l’abolition dans les Antilles afin d’« arracher 250 000 de nos semblables à l’esclavage dans lequel nous les tenons contre tous droits. »
Il mène un combat incessant, dont les textes que nous reproduisons retracent la force, la justesse et la détermination. En 1845, l’opinion publique, les politiciens et le pouvoir ne sont pas encore prêts à franchir le pas, mais le combat mené par Schœlcher, essentiellement en raison du choc de la révolution de 1848, permettra d’obtenir l’abolition de l’esclavage pour laquelle Tocqueville avait si courageusement combattu.
Alexis de Tocqueville (1805-1859), philosophe et homme politique issu de l’aristocratie qui, tout en acceptant l’inéluctabilité de la démocratie issue de la Révolution française, a consacré son œuvre à étudier comment concilier l’égalité politique et sociale avec la préservation de la liberté et de la dignité humaine. Sa contribution majeure au libéralisme réside dans sa capacité de prescience, notamment à travers ses ouvrages De la démocratie en Amérique et L’Ancien Régime et la Révolution, où il analyse les dangers de la centralisation et du « despotisme démocratique ». Pour protéger l’individu contre la toute-puissance de l’État, il préconise des remèdes essentiellement libéraux, tels que la décentralisation administrative, l’indépendance du pouvoir judiciaire et le maintien des croyances morales et religieuses.
En découvrir plus sur Alexis de Tocqueville, sur le site de l’Institut Coppet.







