Description
La Révolution française avait un programme émancipateur, progressif, que les socialistes travestissent plus qu’ils ne le reprennent. En 1789, c’étaient les privilèges, les impôts, l’arbitraire, qu’on attaquait ; et l’on défendait, pour s’y substituer, les droits universels de l’homme, à la liberté, à la propriété, à la sûreté. Or la révolution socialiste traîne, derrière elle, comme pénible cortège, des privilèges de classe, de sexe ou de race, dont les hommes de 1789 voulaient s’affranchir à jamais. Malgré leur humanisme, ou peut-être à cause de ce respect qu’ils conservent pour la dignité humaine, les partisans de la liberté ne peuvent se retrouver dans le programme que les socialistes présentent devant les naïfs, à la fin du XIXe siècle. Ils le combattent.
Yves Guyot (1843-1928), journaliste, homme politique et économiste, a consacré sa longue carrière à la défense du libéralisme sous toutes ses formes. Figure singulière et courageuse, il a occupé des fonctions de député et de ministre tout en s’illustrant comme un touche-à-tout érudit, s’engageant aussi bien pour le droit des femmes que contre l’arbitraire policier. Considéré comme le dernier grand nom de la philosophie sociale individualiste, il a marqué l’histoire du libéralisme en plaçant l’individu libre comme motif et agent fondamental, origine de tout progrès.
En découvrir plus sur Yves Guyot, sur le site de l’Institut Coppet.







