Description
Frédéric Bastiat, dont on n’est plus exactement à prouver la clairvoyance et la sagacité, et qui peut passer pour un bon juge en matière de libéralisme, vouait un véritable culte à Charles Comte, et disait de son Traité de législation que s’il se trouvait relégué sur une île déserte, en n’ayant que le choix d’un seul livre, c’est celui-là qu’il emporterait, car « c’est celui qui fait le plus penser ».
Avec une grande finesse d’analyse et en s’appuyant sur une littérature de voyage qu’il dominait parfaitement, Comte fait parcourir les siècles et les continents à son lecteur, à la recherche des fondements mêmes des lois et des conditions dans lesquelles une société est la plus à même de se développer et de garantir le bonheur et l’aisance matérielle de ses membres. Avec sa plume libre et soignée, l’auteur l’emmène sur les îles reculés du Pacifique, chez les peuplades indiennes de l’Amérique, ou dans les déserts de Syrie et d’Égypte, pour montrer ce que devient l’homme sous les différents niveaux de civilisation et les gouvernements plus ou moins libres ou tyranniques.
Charles Comte (1782-1837), juriste, journaliste et théoricien accompli du libéralisme, est resté célèbre pour son action journalistique courageuse aux côtés de Charles Dunoyer, avec les journaux d’opposition le Censeur et le Censeur européen. Sa contribution au libéralisme n’en est pas moins importante : ses ouvrages théoriques comme le Traité de législation ont profondément influencé Frédéric Bastiat en explorant les fondements de la liberté et les conditions de développement des sociétés. Comte aura marqué la pensée libérale par sa défense rigoureuse de la propriété, son opposition précoce à la colonisation et sa critique radicale de l’esclavage, qu’il considérait comme une violation injustifiable de la dignité humaine.
En découvrir plus sur Charles Comte, sur le site de l’Institut Coppet.







