Description
Tocqueville est un homme paradoxal qui, après avoir perdu la foi, s’est intéressé toute sa vie au fait religieux. L’exemple américain et des réflexions personnelles l’ont convaincu qu’une société démocratique digne de ce nom ne pouvait pas se priver de religion. Mais en même temps, toutes les religions ne se valent pas, et la plupart de celles entre lesquelles le monde se partage sont prisonnières de dogmes parasites. Le temps est donc tout à la fois, pour lui, au sursaut religieux et à la réforme.
Avec une connaissance exquise du corpus tocquevillien, Jean-Louis Benoît analyse ici les subtilités de ce message, complexe et controversé, et nous donne des clés pour comprendre la place des religions dans les sociétés modernes.
Alexis de Tocqueville (1805-1859), philosophe et homme politique issu de l’aristocratie qui, tout en acceptant l’inéluctabilité de la démocratie issue de la Révolution française, a consacré son œuvre à étudier comment concilier l’égalité politique et sociale avec la préservation de la liberté et de la dignité humaine. Sa contribution majeure au libéralisme réside dans sa capacité de prescience, notamment à travers ses ouvrages De la démocratie en Amérique et L’Ancien Régime et la Révolution, où il analyse les dangers de la centralisation et du « despotisme démocratique ». Pour protéger l’individu contre la toute-puissance de l’État, il préconise des remèdes essentiellement libéraux, tels que la décentralisation administrative, l’indépendance du pouvoir judiciaire et le maintien des croyances morales et religieuses.
En découvrir plus sur Alexis de Tocqueville, sur le site de l’Institut Coppet.






