Description
Au XVIIIe siècle, André Morellet a défendu la liberté et la propriété contre tous les sophistes qui l’attaquaient, et son œuvre rappelle, à un siècle de distance, celle de Frédéric Bastiat. En 1770, dans une énième œuvre de circonstance, il s’occupe de réfuter les paralogismes de l’Italien Ferdinando Galiani, défenseur d’un système alternatif de réglementation sur le commerce des grains. Ce sont deux hommes de l’époque des salons, qui se fréquentent, mais leurs opinions divergent. « Vous êtes très décidé contre la liberté », lui écrit Morellet en privé ; « au moins voulez-vous y mettre des restrictions, des limitations, et j’offre le combat à outrance pour la liberté illimitée ».
André Morellet, figure éminente du siècle des Lumières, s’est imposé comme l’un des plus habiles théoriciens du libéralisme à la fin du XVIIIe siècle. En tant que théoricien, il a défendu le droit de propriété et la libre concurrence, et habile pamphlétaire, il a combattu tous les sophismes qui soutenaient les règlements et les mesures d’autorité. C’est un jalon majeur, et pourtant oublié, dans l’histoire du libéralisme, entre Gournay et les physiocrates, et les libéraux d’après la Révolution.
En découvrir plus sur l’abbé Morellet, sur le site de l’Institut Coppet.







