Benoît Malbranque – Germaine de Staël

Description

Héritière spirituelle de Necker, son père, Germaine de Staël aura érigé un libéralisme personnel, peut-être féminin, dans lequel la « propriété de soi » prime sur la « propriété des choses ».

Pour elle, la liberté n’est pas seulement le droit de produire ou d’accumuler des richesses matérielles ; c’est avant tout la souveraineté absolue de la personne humaine sur sa volonté, son corps et sa pensée.

Ce « libéralisme au féminin » déplace donc les enjeux du combat politique. Là où beaucoup luttent contre l’impôt arbitraire ou les règlements spoliateurs, Germaine de Staël dénonce surtout les barrières à la propriété de soi : l’exil, le despotisme domestique, la censure et les conventions sociales qui brisent l’élan individuel.

En substituant l’enthousiasme, l’émotion et la sympathie aux froids calculs de l’intérêt personnel, elle offre aussi une nouvelle boussole à la liberté.