Description
De Vincent de Gournay (1712-1759), on n’a longtemps retenu qu’une formule : « laissez faire, laissez passer », censée résumer une œuvre connue uniquement par ouï-dire. C’est que les écrits de cet économiste, très tôt perdus, ne furent découverts et publiés qu’en 1976, autorisant un réexamen tardif mais nécessaire.
L’étude de ces nouvelles sources force à reconnaître en Gournay l’un des pionniers du libéralisme dans notre pays et l’agent principal de son introduction dans les sphères intellectuelles et administratives de la France du siècle des Lumières.
Face à une société d’Ancien régime paralysée par l’excès d’impôts, de privilèges et de règlements, Gournay a combattu pour la liberté du travail, la liberté du commerce et l’égalité devant la loi. Dans ses écrits et dans son action d’intendant du commerce, il a inauguré le procès des corporations, des privilèges et des réglementations sur l’activité économique, tout en théorisant la supériorité du travail libre et de l’initiative individuelle.
Admiré de Voltaire, tenu plus tard en haute estime tant par les physiocrates que par leurs adversaires, Vincent de Gournay fut aussi le maître à penser du jeune Turgot, qui continua son œuvre et appliqua, lors de son cours passage au ministère, les plans de réforme de son mentor et ami.
Vincent de Gournay (1712-1759), négociant et intendant du commerce, est l’un des fondateurs de l’économie politique en France au XVIIIe siècle. Premier grand théoricien de la liberté du travail, il a combattu le système des corporations et les règlements industriels de l’Ancien Régime, leur préférant l’initiative individuelle et la liberté. On résume sa pensée à la célèbre formule « laissez faire, laissez passer », mais son œuvre, longtemps perdue, et qui fait l’objet d’un important travail d’analyse depuis sa redécouverte, est en fait plus complexe.
En découvrir plus sur Vincent de Gournay, sur le site de l’Institut Coppet.







