Description
L’État de Droit, cette notion clé des démocraties libérales occidentales, ne paraît jamais avoir été autant attaquée, et aussi peu défendue. Depuis des décennies, la concentration du pouvoir entre les mains de l’État et l’interprétation toujours plus extensive de la Constitution ont fait voler en éclats les principes qui fondaient notre république. Au gré des majorités, l’égalité devant la loi est pervertie et déformée au point de transférer en permanence des droits au bénéfice de certains individus ou groupes sociaux. À l’heure où l’état d’urgence et les sirènes du tout-sécuritaire menacent encore davantage l’État de droit, la compréhension de l’absolue nécessité de ce socle fondamental est devenue primordiale. Dans une série de conférences données au Caire, en Égypte, en 1955, le philosophe et économiste libéral Friedrich Hayek examine la portée des préceptes de l’État de droit et leur rôle dans le maintien de la justice et de la liberté au sein des sociétés modernes. Avec une grande perspicacité et un don d’anticipation certain, il souligne à quel point les atteintes portées à ces principes au cours du XXe siècle sont la source de maux et de désillusions toujours plus présents.
L’œuvre de Friedrich August von Hayek (1899-1992) constitue un pilier de la défense de la liberté individuelle et de l’économie de marché face au collectivisme. Figure de l’École autrichienne, il est célèbre pour avoir théorisé « l’ordre spontané » et démontré que le marché est un système de traitement de l’information bien plus efficace qu’une planification centrale nécessairement limitée par l’ignorance humaine. Bien que certains libertariens radicaux lui reprochent d’avoir laissé un rôle trop important à l’État, il demeure pour la majorité des libéraux un auteur classique et incontournable.
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