Description
« Il faut le dire : il y a trop de grands hommes dans le monde ; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au dessus de l’humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s’occuper d’elle. »Composé peu avant sa mort, La Loi est certainement le plus célèbre et le plus brillant des écrits de Frédéric Bastiat. Dans ce court pamphlet, Bastiat souligne à quel point la loi est pervertie quand l’État prétend en faire un moyen de philanthropie et la source de droits artificiels — droit au travail, droit à l’instruction, droit à l’assistance, droit au crédit, droit au bonheur, etc. En poursuivant ces chimères, l’État produit l’insatisfaction, les crises politiques, les conflits sociaux, et la pauvreté pour les masses. Animé de telles ambitions, surtout, il fournit à la loi des missions qu’elle ne peut pas, mieux, qu’elle ne doit pas assumer, l’éloignant de la défense de la liberté, de la protection des propriétés, pour la pousser sur le dangereux chemin de la spoliation.
Figure centrale du libéralisme français au XIXe siècle, Frédéric Bastiat (1801-1850) s’est illustré comme le théoricien du libre-échange et un critique lucide de l’interventionnisme étatique, prédisant avec une précision remarquable les dérives des systèmes de protection sociale centralisés. Sa place dans l’histoire est celle d’un trait d’union entre les classiques comme Adam Smith et les écoles libérales modernes. Son œuvre a continué d’influencer durablement la pensée économique mondiale, notamment aux États-Unis et en Europe, malgré une période d’oubli relatif en France.
En découvrir plus sur Frédéric Bastiat, sur le site de l’Institut Coppet.







