Description
Aujourd’hui, le Free Banking est un courant ou un sous-courant important de la pensée économique libérale. Il s’agit de défendre le développement des institutions bancaires dans des conditions pures de marché, c’est-à-dire avec la liberté la plus absolue. Le premier économiste à avoir théorisé cette conception est un Français : Jean-Gustave Courcelle-Seneuil. Dans La Banque Libre, il fournit les raisons théoriques pour lesquelles il est judicieux de libéraliser entièrement l’activité bancaire, et répond aux objections des partisans du monopole. Grand connaisseur de l’histoire monétaire et bancaire mondiale, il rappelle aussi les cas de nombreux pays, comme l’Écosse, mais aussi, à une certaine période, la France, où les banques ont effectivement évolué dans la liberté la plus complète, produisant leur propre monnaie, développant leur activité sans barrière légale d’aucune sorte, et où cette liberté absolue a rimé avec une grande stabilité monétaire ainsi qu’un développement sensible de l’industrie.
Figure centrale du « libéralisme pur », Jean-Gustave Courcelle-Seneuil (1813-1892) a marqué l’histoire des idées en prônant la liberté bancaire et en exportant ses principes radicaux au Chili, où il a conseillé le gouvernement pour instaurer un cadre institutionnel libéral. Sa place est celle d’un passeur intellectuel rigoureux, ayant su maintenir une défense sans concession de la propriété privée et de l’autonomie individuelle face aux dérives interventionnistes et aux nouvelles sirènes du socialisme et du protectionnisme.
En découvrir plus sur Jean-Gustave Courcelle-Seneuil, sur le site de l’Institut Coppet.







