Paul Leroy-Beaulieu – De la colonisation chez les peuples modernes (supplément)

Description

 

Pour des motifs économiques, politiques et culturels, une partie de la tradition libérale française au XIXe siècle a offert une défense du mouvement colonial français. De la colonisation chez les peuples modernes de Paul Leroy-Beaulieu est l’œuvre de référence de ce point de vue. Dans la première édition, parue en 1874, il avait signalé à la France cette manière de rebondir après la défaite humiliante de 1870. Puis, dans cinq éditions subséquentes, sa pensée coloniale s’est affinée. D’un côté, il croit trouver de nouveaux arguments en faveur de la « prise de possession » du monde par les peuples européens ; de l’autre, sa défense des populations indigènes prend de la consistance : il réclame pour eux l’instruction et dénonce le régime arbitraire et brutal instauré par le Code de l’indigénat. Au début du XXe siècle, il prévoit les difficultés que la domination coloniale, conçue sur une fausse base, est sur le point de rencontrer. Il appelle à un sursaut libéral et humain.

 

Journaliste, économiste et homme politique, Paul Leroy-Beaulieu est l’une des grandes figures du libéralisme français de la seconde moitié du XIXe siècle. Fondateur de l’Économiste français en 1873, il succède en 1880 à son beau-père, Michel Chevalier, à la chaire d’économie politique du Collège de France. Connu pour ses positions sur la colonisation, il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages, dontL’État moderne et ses fonctions (1889).

En découvrir plus sur Paul Leroy-Beaulieu, sur le site de l’Institut Coppet.