Description
La religion a toujours été un point de tension dans le libéralisme français. Tandis que Benjamin Constant décrivait le sentiment religieux comme inaltérable, que Frédéric Bastiat présentait la liberté comme un acte de foi en Dieu, et que Gustave de Molinari parlait du bilan positif des religions et de la nécessité des croyances, Yves Guyot se rattachait délibérément à un autre courant. Dans ce petit livre, publié initialement en 1873, il trace un portrait très noir de Jésus, raconte ses exploits avec scepticisme et médisance, et finit par dresser l’acte d’accusation du christianisme, religion d’abaissement de l’homme.
Yves Guyot (1843-1928), journaliste, homme politique et économiste, a consacré sa longue carrière à la défense du libéralisme sous toutes ses formes. Figure singulière et courageuse, il a occupé des fonctions de député et de ministre tout en s’illustrant comme un touche-à-tout érudit, s’engageant aussi bien pour le droit des femmes que contre l’arbitraire policier. Considéré comme le dernier grand nom de la philosophie sociale individualiste, il a marqué l’histoire du libéralisme en plaçant l’individu libre comme motif et agent fondamental, origine de tout progrès.
En découvrir plus sur Yves Guyot, sur le site de l’Institut Coppet.







