Description
En 1885, la colonisation française s’accélère, avec la conquête du Tonkin et la constitution, bientôt, de l’Indochine française. Libéral aux convictions complètes, Yves Guyot ne reste pas silencieux face à ce mouvement, et il oppose une réfutation en règle aux sophismes coloniaux qui inondent alors la tribune et la presse. La « mission civilisatrice » des nations civilisées, l’« expansion de la race française », la « diffusion des idées françaises », le « débouché pour nos produits » : tous mots sonores qui ne tiennent pas face à l’examen impartial des faits. C’est un réquisitoire terrible, éloquent et chargé d’une saine émotion, qu’on lira dans ce livre pour la première fois réédité.
Yves Guyot (1843-1928), journaliste, homme politique et économiste, a consacré sa longue carrière à la défense du libéralisme sous toutes ses formes. Figure singulière et courageuse, il a occupé des fonctions de député et de ministre tout en s’illustrant comme un touche-à-tout érudit, s’engageant aussi bien pour le droit des femmes que contre l’arbitraire policier. Considéré comme le dernier grand nom de la philosophie sociale individualiste, il a marqué l’histoire du libéralisme en plaçant l’individu libre comme motif et agent fondamental, origine de tout progrès.
En découvrir plus sur Yves Guyot, sur le site de l’Institut Coppet.







