Description
À la fin du Second Empire, le débat sur la peine de mort ne faiblit pas, et Jules Simon s’impose comme l’une des voix les plus actives du camp abolitionniste. Ce recueil de trois documents (récit, conférence, discours politique) entre 1869 et 1870, en donne le texte. Porté par une philosophie libérale et humaniste, Jules Simon s’attache à défendre la dignité individuelle face à ce qu’il considère, là encore, comme une prérogative excessive de l’État.
Son argumentation repose sur le refus absolu de l’irréparable. Puisque le législateur et le juge sont faillibles (et ils le reconnaissent eux-mêmes), la société ne peut s’arroger le droit de prononcer des sentences irrévocables, d’autant que l’efficacité prétendue de la peine de mort n’est soutenue par aucune statistique sérieuse. Loin de moraliser les foules, l’échafaud est une mise en scène barbare qui engendre la férocité des mœurs plutôt qu’elle ne l’apaise.
Un ouvrage historique essentiel pour comprendre les racines intellectuelles d’un combat toujours d’actualité.
Jules Simon (1814-1896) fut un intellectuel polyvalent, tour à tour philosophe, économiste, journaliste et homme d’État, qui a joué un rôle primordial dans l’établissement de la Troisième République française. Bien qu’il ait vigoureusement défendu la liberté de conscience et le suffrage universel, il occupait une place singulière et parfois isolée au sein du mouvement libéral en raison de sa fibre sociale et de son pragmatisme en faveur de l’intervention de l’État dans l’éducation et la protection des travailleurs. Il représente une figure de transition et de conciliation, qui par la pensée cherchait à concilier les principes de liberté individuelle avec les aspirations morales et sociales de son temps.
En découvrir plus sur Jules Simon, sur le site de l’Institut Coppet.







